L’histoire de l’ostéopathie de ses origines à nos jours

Ostéopathes : 30 ans d’efforts pour une reconnaissance méritée

2001, année charnière entre deux millénaires, sera marquée dans l’histoire française de la conquête de la santé comme l’année de la consécration des droits des usagers de la santé. La loi « Droits des malades » adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale va se révéler être le berceau idéal pour accueillir un amendement présenté par le député Bernard CHARLES, consacrant officiellement les titres d’ostéopathe et de chiropracteur.

Cet amendement n’est pas le fruit du hasard mais l’aboutissement d’un travail incessant mené depuis plusieurs décennies et ceci à plusieurs niveaux : conditions de formations rigoureuses, mise en place d’une éthique professionnelle via les associations de professionnels concernés, interventions des associations d’usagers de la santé, travaux juridiques multiples et de haut niveau, travaux économiques visant à démontrer l’efficacité et le moindre coût de l’ostéopathie.

L’ostéopathie hier et aujourd’hui

1. Les thérapies manuelles avant l’ostéopathie : de l’Egypte ancienne à Louis XV.

  • Les premières références aux pratiques manuelles se retrouvent en Egypte sur une fresque de la tombe du pharaon Ramsès II où se trouve représentée une manœuvre de mobilisation ostéopathique du coude
  • Au Moyen Age ; le Concile de Latran en 1215 interdit la chirurgie et les méthodes manuelles aux clercs en les réservant aux laïcs
  • Du Moyen âge à la renaissance : le traitement des membres et de la colonne vertébrale devinrent pour quatre siècles le domaine exclusif des barbiers chirurgiens
  • Sous Louis XV : réhabilitation de la chirurgie tandis que la médecine manuelle dévalorisée restera entre les mains des rebouteux qui se transmettront empiriquement leur savoir manuel.

2. Naissance de l’ostéopathie : Andrew Taylor STILL (1828-1917)

1828-1892 : un concept médical novateur

II y a plus d’un siècle, aux Etats-Unis, naissait un concept médical inédit qui devait alimenter pour longtemps une vive et parfois violente polémique entre les tenants d’une médecine classique symptomatique et ceux issus d’un courant novateur basé sur la physiologie stricte. Le fondateur de ce courant, Andrew Taylor STILL, médecin chirurgien pendant la guerre de sécession, découvre par l’observation des « bone-setters » (rebouteux de l’époque) et par intuition personnelle, l’importance capitale de certaines notions fondamentales de physiologie, délaissées par le corps médical de son époque et qui, selon lui, déterminent l’état de santé, la résistance organique aux agressions et l’installation de maladies secondaires à des perturbations mécaniques qu’il qualifie de « lésions ostéopathiques ».

1892 : Première école d’ostéopathie américaine

STILL fonde la première école d’ostéopathie : l’American School of Osteopathy de Kirksville, créant un diplôme de médecine ostéopathique (D.O.), fondamentalement différent de celui de médecine classique (M.D.) L’ostéopathie repose sur les mêmes connaissances approfondies d’anatomie, de physiologie que la médecine classique, mais s’en distingue par sa conception qui consiste à soigner les causes et non les symptômes des troubles et maladies.

L’ostéopathie viscérale

A la même époque, en Suède, THURE-BRANDT met au point une méthode diagnostique et thérapeutique destinée aux organes de l’abdomen et plus particulièrement de la sphère génitale. Cette méthode comprend des techniques manipulatives et des exercices musculaires dans le but de restaurer la santé des zones profondes du corps. Sa méthode est reprise par un gynécologue français STAPFEP puis par Frantz GLENARD qui permet d’évaluer les anomalies de fonctionnement. Dès 1970, les ostéopathes français intègrent cette méthode au sein de l’ostéopathie qualifiant cette branche indissociable, d’ostéopathie viscérale et gynécologique.

1917 : Grande-Bretagne : Première école d’ostéopathie

Un disciple de STILLJ.-M. LITTLEJOHN crée en Grande-Bretagne la première école d’ostéopathie d’Europe, la British School of Osteopathy, à partir de laquelle cette méthode devait rayonner vers les autres pays européens (France, puis Belgique, Suisse, Italie, Espagne, Portugal). Aux Etats-Unis les fondements scientifiques de l’ostéopathie sont étudiés en laboratoire.

1930 : Les travaux de Louisa BURNS

Les travaux de Louisa BURNS sur le cobaye démontrent les relations entre les perturbations des relations anatomiques et la mécanique vertébrale, dénommées ‘lésions ostéopathiques » qui entraînent l’installation de réactions inflammatoires au niveau des organes correspondant à l’étage vertébral siège de la lésion. La cartographie de ces correspondances est donnée dans les livres d’ostéopathie tel que ‘L’ostéopathie deux mains pour vous guérir ».

 

3. L’ostéopathie crânio-sacrée

A la même époque, aux Etats-Unis, un élève de STILL, William GARNER SUTHERLAND découvre au niveau des os du crâne et de l’ensemble des enveloppes du corps (les fascias), un micro-mouvement ondulatoire de rythme différent des mouvements cardio-pulmonaires. Son enseignement devait faire considérablement évoluer les techniques d’ostéopathie de STILL, en apportant aux praticiens ostéopathes une finesse d’analyse des micro­mouvements et une forme de traitement très appréciée des malades auxquels elle procure une sécurité d’emploi inégalée sans commune mesure avec les méthodes forcées.

Les travaux récents ont démontré que le mouvement crânien semblait secondaire aux mouvements musculo-diaphragmatiques et aux effets micro-circulatoires. Par ailleurs, ces travaux ont prouvé que la malléabilité des sutures crâniennes était bien réelle, plus grande que celle des os du crâne eux-mêmes. Les traitements crâniens sont surtout efficaces chez les enfants ayant subi des traumatismes à la naissance ou dans la jeune enfance et présentant des problèmes tant physiques que mentaux, de même que dans le traitement des effets du stress et des troubles émotionnels.

Ainsi est né de l’expérience de trois hommes : STILLTHURE-BRANDT et SUTHERLAND, un système médical complet, complémentaire de la médecine classique ou alternatif selon les cas, mais qui s’en distingue sur de nombreux points.

L’ostéopathie n’est pas une technique intégrable au sein de l’allopathie mais un système élaboré qui ne peut être employé efficacement et sans danger que par des praticiens rigoureusement formés par de longues années d’apprentissage des techniques manuelles ostéopathiques.

4. L’ostéopathie contemporaine

1950 La Société française d’ostéopathie

Un médecin Robert LAVEZZARI instruit par une ostéopathe américaine élève de Still, fonde la « Société française d’Ostéopathie ». Elle regroupe des médecins ayant une pratique manipulative restreinte à la vertébrothérapie.

1965 L’école française d’ostéopathie

Un kinésithérapeute français, Paul GENY, crée avec un ostéopathe anglaisThomas GDUMMER, l’École française d’Ostéopathie. Ses élèves sont à l’origine du développement du mouvement ostéopathique non médical en France. Les ostéopathes issus de cette filière seront regroupés au sein de l’ A.F.D.O. (Association Française des Ostéopathes).

1970 Les pionniers

L’ostéopathie commence à se développer en France grâce aux avant-gardistes Les pionniers ont pour la plupart été formés en Angleterre, aux Etats-Unis et en France par le Docteur DE SAMBUCY, auteur de nombreux ouvrages aux Editions Dangles (épuisés), préconisant l’utilisation rationnelle de l’ostéopathie pour les soins vertébraux au sein de traitements globaux incluant les autres techniques et méthodes, de façon synergiques.

1973 Création de l’A.F.D.O, (Association Française des Ostéopathes)

Dès 1975, l’ostéopathie avait enfin pignon sur rue, avec l’apposition des premières plaques professionnelles.

1975-1980 Premières écoles d’ostéopathie parisiennes

Les premières écoles d’ostéopathie sont: créées à Paris (Institut français d’ostéopathie puis plus tard, A.T.M.A.M.) et à Lyon (A.T. STILL), initialement réservées aux kinésithérapeutes. Au début l’enseignement est de quatre ans, puis ensuite de cinq ans, totalisant un minimum de 900 heures d’ostéopathie.

1981 François MITTERRAND en faveur des ostéopathes

Le 22 avril 1981, à la veille d’être élu, le candidat aux présidentielles François MITTERRAND répondait à Michel FISCHER alors responsable de l’Association de thérapie manuelle, regroupant les élèves en Ostéopathie et les certifiés (C.O.) de l’Institut français d’Ostéopathie :

« J’admets l’hypothèse d’ostéopathes ayant acquis leur spécialité dans le cadre d’études paramédicales… Je n’ignore pas que certains s’adonnent déjà à la pratique de l’ostéopathie qu’ils ont apprise à l’étranger. Il faudrait alors procéder à des admissions en équivalence de telles formations pendant une période transitoire. En tout état de cause, la solution est d’ordre législatif et il appartiendra au prochain gouvernement de se prononcer »

Cette lettre, d’apparence anodine, devait impulser un mouvement et modifier profondément le cours des choses en faisant naître l’espoir d’une reconnaissance prochaine aux pionniers de l’ostéopathie française, qui, conscients de leurs responsabilités, commencèrent à s’organiser, à se fédérer et à travailler de concert avec les responsables politiques, à organiser leur défense juridique et fiscale, à démontrer leur efficacité, bref leur utilité publique. A cette époque, des kinésithérapeutes ayant suivi des études en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis créent plusieurs établissements d’enseignement.

1982 Création du DUMENAT à Bobigny

Création par le Professeur et doyen Pierre CORNILLOT, d’un enseignement en ostéopathie réservé aux médecins à la Faculté de médecine de Bobigny, L’enseignement est dispensé par des non médecins formés en Angleterre. La durée des études est de deux ans totalisant 250 heures d’ostéopathie.

Les non-médecins : Le mouvement professionnel reste longtemps divisé en associations et écoles, puis connaît une première tentative de regroupement à l’initiative de Fernand-Paul BERTHENET et Michel FISCHER par la création d’une Fédération des Ostéopathes de France (F.O.F.) devenue Union Fédérale des Ostéopathes de France (U.F.O.F.).

Deux importants mouvements, l’A.F.D.O. (Association française des ostéopathes) et l’U.S.P.O. (Unité scientifique et professionnelle d’ostéopathie) conservent leur indépendance. Les premiers passages de certificats et diplômes en ostéopathie (C.O. et D.O.) sont organisés devant un jury international comprenant : Anglais, Américains, Néo-zélandais et Français. Un premier registre est créé à l’initiative de Robert PERRONNEAUD-FERRE : le R.O.F. (Registre des ostéopathes de France).

Les conditions d’adhésion à ce registre imposent à ses membres kinésithérapeutes de se radier des listes préfectorales, et donc de se mettre hors-la-loi, avec comme corollaire de faire payer la TVA aux patients (alors que les soins légaux aux personnes en sont légalement exonérés) et de s’exposer aux poursuites pour exercice illégal de la médecine. Cette politique professionnelle provocatrice a finalement eu des effets mitigés :

Néanmoins, les jurisprudences ont évolué dans le sens de la relaxe et de la reconnaissance depuis notamment l’expertise judiciaire NICOLAS-RODAT de 1985 (affaire Guy ROULIER). Cette expertise sera par la suite utilisée dans les procédures et contribuera à faire évoluer favorablement la jurisprudence. Il est à noter que le Professeur Guy NICOLAS sera le cosignataire de cette expertise et qu’il présidera dès 1999 les réunions de la Commission KOUCHNER sur la reconnaissance de l’ostéopathie et la chiropractie.

1984 Premiers travaux économiques et reconnaissance

Lors des entretiens de Bobigny à Paris, le 11 mars 1984, le doyen de la Faculté de médecine Paris-Nord, Pierre CORNILLOT, posait les conditions préalables indispensables à un processus de reconnaissance :

« La protection du consommateur passe nécessairement par une action des pouvoirs publics, visant à réglementer l’exercice de ces professions (telle celle d’ostéopathe) et non de faire comme si elles n’existaient pas »

Les pouvoirs publics pourraient accepter de prendre en considération les prises de position collectives qui porteraient sur un certain nombre de points :

  • La garantie professionnelle en matière d’innocuité
  • La reproductibilité des techniques
  • Les preuves d’efficacité

En 1934, à la première commission officielle est constituée sous le ministère de Mme Dufoix à laquelle ont été invités comme représentants des ostéopathes :

Régis GODEFROY, Fernand-Paul BERTHENET et Marc BOZETTO dans le but de mettre en place une réglementation.

Cette année marquait aussi le début des travaux socio-économiques réalisés par Guy ROULIER qui devaient démontrer l’efficacité et l’efficience de l’ostéopathie (« Ostéopathie et coût de la santé » mémoire pour l’obtention du D.O. et « Rapport sur le rôle socio-économique des ostéopathes en France »). Ces travaux socio-économiques serviront de références vis-à-vis des pouvoirs publics (rapport sur les « médecines différentes » sous le ministère de Mme Georgina DUFOIX) lors des négociations, tant au niveau national qu’européen (Commission santé et défense des consommateurs du Parlement européen) et dans la presse nationale spécialisée.

1986 Vers une ostéopathie européenne

Les divers courants du mouvement ostéopathique ont créé une dynamique et, après s’être opposés, se sont rejoints 7 ans plus tard au niveau du projet européen. Mis en place par le député européen, Paul LANNOYE en 1993, ce projet tendait à évaluer et harmoniser les professions de santé non conventionnelles au niveau de l’ensemble des pays de l’Union européenne.

En 1986, un premier pas vers l’unité des ostéopathes européens est franchi. Une Convention européenne d’ostéopathie se réunit à Bruxelles regroupant les délégations des principales associations professionnelles d’ostéopathes d’Europe: France, Belgique, Grande-Bretagne, Italie, Grèce, Portugal, Suisse, Hollande, Luxembourg. Les conclusions de cette Convention apportent un certain nombre d’éléments essentiels:

  • Les principes de libre circulation et de reconnaissance des diplômes supérieurs au sein de la C.E.E. obligent les Etats membres à uniformiser leur législation. Il est en effet discriminatoire qu’un praticien français disposant d’un diplôme étranger d’ostéopathie puisse exercer librement dans les pays voisins et pas en France (Grande-Bretagne, Allemagne), risquant de se voir poursuivi en France pour exercice illégal de la médecine ou en recouvrement de TVA.
  • La proposition de la Commission européenne pour la reconnaissance des équivalences de diplômes repose sur trois critères fondamentaux qui, s’ils sont réunis, pourraient permettre d’obtenir un consensus des instances européennes concernant l’exercice de l’ostéopathie :
  • durée des études,
  • contenu des études,
  • compétence propre au diplôme délivré. Une mise à niveau sous forme de complément de formation est envisagée dans le but d’uniformiser le niveau des praticiens européens.
  • L’intégration des ostéopathes, selon Monsieur ROELAND DU VIVIER député belge au Parlement européen (membre de la Commission de l’environnement et de la santé publique et de la protection des consommateurs) passe par le Parlement européen : « L’Europe des citoyens, c’est la possibilité pour chacun de pouvoir se former, devenir un praticien de santé de la même façon dans les différents Etats membres de la C.E.E., et la possibilité pour les citoyens de l’Europe de pouvoir faire appel, de la même manière, avec les mêmes possibilités de remboursement par la Sécurité Sociale, aux services des praticiens de santé, en particulier aux ostéopathes…. C’est donc au Parlement européen que revient la charge de faire entendre la voix des citoyens européens… Il est évident que nous devons arriver à une harmonisation vers le haut qui permette à la profession d’Ostéopathe de pouvoir être pratiquée d’une façon identique dans les différents Etats membres »
1989 Création de nouveaux mouvements professionnels

Le 23 mars 1989, le S.O.K. (Syndicat des ostéopathes diplômés en kinésithérapie) est créé à l’initiative de Guy ROULIER et Michel FISCHER. Ce syndicat est destiné à faire évoluer la profession paramédicale de kinésithérapeute vers un statut professionnel d’ostéopathe indépendant et d’obtenir l’exonération de TVA sur les soins d’ostéopathie. Ce syndicat devait être dissout suite à une procédure émanant d’un syndicat de médecins revendiquant l’exclusivité de l’ostéopathie.

1993 1ère réunion à Bruxelles et création de la F.E.S.O.

Le 03 avril 1993, Michel FISCHER suivi de Guy ROULIER créent la F.E.S.O. (Fédération européenne des syndicats et associations d’ostéopathes), Elle sera dissoute par décision de son AG en décembre 2003, après avoir rempli pleinement ses objectifs et fourni des travaux essentiels à la construction de la profession. Le 23 avril 1993, les premières réunions ont lieu, à l’initiative du député européen Paul LANNOYE, pour tenter de trouver un terrain d’entente entre médecins et non médecins, susceptible de permettre de parvenir à une harmonisation de la profession d’ostéopathe notamment.

1994 1er projet de résolution européen à l’initiative de Paul LANNOYE

A l’initiative du député Belge Paul LANNOYE, un premier projet de résolution tendant à amorcer le processus de reconnaissance des médecines non conventionnelles est élaboré par la Commission santé et protection des consommateurs du Parlement européen. Lors du vote, une coordination de fait est créée en quelques heures réunissant plus de 30 structures qui apposeront leur signature sur une lettre officielle qui sera adressée par télécopie sur le bureau de chaque groupe parlementaire européen.

De même, le M.I.L.C.T. et la F.A.P.E.S. (Fédération des associations pour une Ecologie de la Santé) adresseront des lettres spécifiques aux députés européens. Plus précisément encore, le M.I.L.C.T, enverra des lettres traduites en plusieurs langues (anglais, espagnol, allemand et français) à l’ensemble des députés européens. Le projet voté par la Commission santé est ensuite sabordé par un médecin député européen qui obtient les 52 signatures nécessaires pour empêcher sa mise à l’ordre du jour du Parlement européen dans son ensemble.

1995 Blocage au Parlement européen

Suite à ces manœuvres destinées à faire échouer le projet européen, les divers mouvements ostéopathiques participent à la création dune association européenne : PROCOMED afin de fédérer les diverses branches des médecines naturelles d’Europe.

1996 Création du F.E.R.O.

A l’initiative de Michel FISCHER et de Guy ROULIER, est créé le F.E.RO., Registre européen destiné à regrouper-sous la même éthique les praticiens diplômés détenteurs d’un diplôme d’Etat paramédical dans leurs pays respectifs.

2002 Reconnaissance de l’ostéopathie en France

Le titre d’ostéopathe est enfin officiellement reconnu en France par l’article 75 de la loi du 4 Mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.

2007 Les décrets

Les décrets n°2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie et n°2007-437 du 25 mars 2007 relatif à la formation des ostéopathes et à l’agrément des établissements de formation sont alors mis en application. Ils dressent une liste d’établissements agrées dispensant une formation en ostéopathie. Ils attribuent également aux professionnels après examen de leur dossier une autorisation définitive d’user du titre d’ostéopathe.

Août 2008 Inscription sur la liste préfectorale des ostéopathes

Les titulaires de l’autorisation définitive d’user du titre d’ostéopathe délivrée par le Préfet de Région après avis de la commission régionale consultative et les ostéopathes diplômés d’une école agréée doivent s’inscrire sur la liste préfectorale des ostéopathes auprès de la DDASS de leur lieu d’exercice professionnel. Les praticiens autorisés à faire usage du titre d’ostéopathe doivent indiquer, sur leur plaque et tout document, leur diplôme et, s’ils sont professionnels de santé en exercice, les diplômes d’Etat, titres, certificats ou autorisations professionnelles dont ils sont également titulaires.